Paris 3ème SŌMA bistrot japonais

Published on octobre 17th, 2014 | by Le Gastronome Parisien

0

SŌMA, le nouvel Izakaya du Marais

SŌMA bistrot japonaisIl y a quelques semaines, dans le très fashion quartier du Haut Marais, a ouvert un nouvel Izakaya parisien. Dans ce lieu où il est d’usage de partager quelques verres d’alcools accompagnées de plats simples du répertoire gastronomique nippon, les deux restaurateurs à l’origine du projet ont placé derrière le comptoir le Chef Sourasack Phongphet. Ce dernier avait déjà fait parler de lui à l’époque du sympathique Ploum dans le 10ème arrondissement aujourd’hui transformé en joyeuse cantine cambodgienne. Alors que je partais en quête de desserts hongkongais chez Guimi House, je me suis autorisé un rapide début de déjeuner dans ce nouvel établissement visiblement bien inspiré.

Premières Impressions :

Situé Rue Saintonge dans le 3ème arrondissement, SŌMA offre un décor sobre mais aguicheur. Les grandes baies vitrées assurent en journée ce qu’il faut de luminosité à cette salle tristement fuligineuse. Le large comptoir confisque une bonne part de l’espace mais propose une expérience intéressante en prise directe avec un Chef avenant et amusant. Les collages de mangas apportent la touche décalée tandis que les fleurs sur les tables adjacentes peuvent nous faire espérer un déjeuner plus intimiste. Il reste à mon avis beaucoup plus probable que le lieu se transforme rapidement en assourdissant théâtre pour hipsters exubérants du coin. Même si je ne suis pas forcément client du quartier et de ce genre d’ambiance, il n’empêche que j’aime cette manière décomplexée de servir de la cuisine japonaise. Certes, les traditionalistes seront vent debout mais c’est vite oublier que ce genre d’endroits dans l’air du temps est maintenant légion au Japon (Mekiki no Ginji par exemple). Je veux bien que les investisseurs japonais à Paris mettent le paquet pour nous faire croire que la cuisine japonaise est uniquement élitiste et maniérée. Seulement qu’on nous épargne les jugements de valeur à l’encontre de ceux qui osent apporter un peu de modernité et de décontraction fussent-ils français, laotiens ou chinois.

La Carte :

SŌMA bistrot japonais

SŌMA ne déroge pas à la règle établie par cette flopée de nouveaux restaurants parisiens en affichant une série de petites assiettes sournoisement capables de vous faire grimper la note en flèche. En même temps, c’est un peu l’idée de l’Izakaya, donc ça passe ! Toujours est-il qu’il n’y a pas de formule et qu’un repas complet se monnayera ici à plus de 40 €. Les traditionalistes sus-cités auront donc toute légitimé pour rappeler qu’à ce tarif une expérience au comptoir du Bizan le midi sera sans doute bien plus enchanteresse. Je ne peux leur donner tord… Au programme des réjouissances une large dizaine de compositions aussi simples dans l’esprit que dans les énoncés. Poissons, viandes et coquillages sont cuisinés sobrement avec tout ce que le Japon compte comme condiments sur ses têtes de gondole. Black Angus poêlé sauce terriyaki (16 €), Porc sauté au gingembre (11 €), Black Cod mariné au Miso (16 €) ou encore Huîtres daikon et saké (15 €). Les plus audacieux trouveront leur salut dans le Tempura de Cervelle mayonnaise pimenté (12 €) ou la Salade de Poulpe infusé au thé vert (10 €). La carte des desserts est bien moins affriolante. Sans remettre en cause les qualités du Rachel’s Cheesecake, on aurait apprécié un peu plus de recherche. Enfin, la carte des sakés relève la barre avec une vingtaine de propositions à des prix abordables.

Le Repas :

SŌMA bistrot japonais

En guide d’amuse-bouche, Caviar d’Aubergines. Une vive acidité très plaisante malheureusement gâchée par des tranches de pain grillé à moitié rassis. Tant pis, je corrige le tir en mangeant goulûment à la cuillère !

SŌMA bistrot japonais

On reste dans l’acidité, visiblement marque de fabrique du Chef, avec ce Bœuf mi-cuit sauce Ponzu (13 €). Sans hésiter le plat que j’ai préféré ce jour-là. La viande est goûteuse et tendre. La cuisson est subtile et l’ensemble tend presque plus sur le tartare. Je m’attendais à des assiettes peu nourrissantes. Au contraire, celle-ci est extrêmement copieuse au point que la dégustation du futon de dés de concombre me semble interminable (surtout avec des baguettes).

SŌMA bistrot japonais

Ces Aubergines braisées au Gingembre surmontées de Katsuobushi sont bel et bien braisées mais aussi furieusement fumées. Je ne m’attarde pas trop car je n’ai malheureusement pas réussi à les manger. Un peu de modération dans le fumage serait sans doute la bienvenue. Je précise qu’ils ont eu la gentillesse de ne pas me faire payer ce plat.

SŌMA bistrot japonais

Ces Sushis de Crevettes crues snackées ne sont pas des plus académiques. Le raffinement et la cuisson du riz ne sont pas non plus leurs points forts. Toutefois, c’est bien assaisonné et les crevettes crues charment le palais.

SŌMA bistrot japonais

Le Tartare de Chinchard à la feuille de Shiso brille plus par son éclatante couleur que par son dressage. Je faisais plus haut l’apologie de la cuisine japonaise décomplexée. Cependant, un peu de soin dans l’assiette n’est pas pour autant à proscrire. Le poisson est impeccable et l’assaisonnement est rafraîchissant mais je reste perplexe devant tant de facilité.

SŌMA bistrot japonais

Enfin, la Soupe Miso était tout à fait honorable. Elle illustre assez bien les marqueurs de cette cuisine. De la fraîcheur, des produits de qualité, de la gourmandise mais tout de même un manque de raffinement et de recherche dans les assaisonnements. Après, il faut aussi tenir compte du fait que le restaurant était à peine ouvert et qu’il y a forcément des petits réglages à opérer.

Bilan :

Faut il y aller ? Pour une expérience d’un bar à saké gourmand, décontracté et convivial, oui. Pour y découvrir une cuisine japonaise originale et surprenante, déjà moins.

Avec qui ? Entre amis pour trinquer au saké.

Y retourner ? Pourquoi pas. Je trouve toujours un intérêt pratique à ces restaurants de comptoir quand j’ai un petit creux. SŌMA ouvre en plus à partir de 18h30. Ça peut être un bon endroit pour un début de soirée.

La clientèle ? Celle visée.

C’est cher ? Environ 40 € pour un repas complet sans alcool.

Et les toilettes ? En sous-sol, propres mais très sombres.

SŌMA
13 Rue Saintonge – Paris 3ème
Métro : Saint-Sébastien – Froissart
Tél. : 09 81 82 53 51
Ouvert du Mardi au Dimanche de 12h à 15h et à partir de 18h30 le soir.


Retrouvez SŌMA sur la Carte de mes Adresses à Paris.

SŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonaisSŌMA bistrot japonais





Rendez-vous sur Hellocoton !

Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,


À Propos

Je suis passionné de cuisine, j’adore aller au restaurant, j’aime découvrir Paris, j’aime voyager, goûter de nouvelles cuisines, j’adore Hong Kong, je suis fou de cuisine chinoise … Comme j’ai souvent mon appareil photo avec moi, je fais un blog de tout ça !



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top ↑